Les Corps Caverneux

Par Jaja Sylenko et Gaston Craie

Thème : Sentimental

Format : Roman (134x204)

Nombre de pages : 200

Date de publication : 08/11/2018

ISBN : 9782414280315

Disponible

Livre papier
16,50 €

Livre numérique : format Pdf
4,99 €

Résumé

« La fin de l’été approchait, les températures redescendaient doucement. Chacun retournait à sa routine sur le continent, elle ne les enviait pas. Elle s’éloignait de plus en plus de la vie et de son bourdonnement. Mado lui avait dit de faire attention, que c’était pas bon de rester tout le temps seule comme ça, qu’on était des animaux grégaires et qu’à force de n’adresser la parole à personne, elle allait en perdre sa capacité à penser. Comme les gens qui bossent dans les usines, avait-elle ajouté, au bout d’un certain temps ils arrêtent de rêver tellement leur cerveau est occupé à se concentrer sur leurs gestes. Et ben toi, c’est un peu pareil, à force de vivre dans ta tête, un jour tu trouveras plus la sortie et ce jour là, tu te parleras à toi-même. Déconne pas Némie, avait-elle ajouté, je suis sérieuse, ici la solitude peut t’engloutir, t’avaler tout rond et ne recracher que ton ombre. Elle disait ça, assise sur son tabouret derrière le comptoir, cigarette à la main. »


Biographie de Jaja Sylenko et Gaston Craie

La fin de l’été approchait, les températures redescendaient doucement. Chacun retournait à sa routine sur le continent, elle ne les enviait pas. Elle s’éloignait de plus en plus de la vie et de son bourdonnement. Mado lui avait dit de faire attention, que c’était pas bon de rester tout le temps seule comme ça, qu’on était des animaux grégaires et qu’à force de n’adresser la parole à personne, elle allait en perdre sa capacité à penser. Comme les gens qui bossent dans les usines, avait elle ajouté, au bout d’un certain temps ils arrêtent de rêver tellement leur cerveau est occupé à se concentrer sur leurs gestes. Et ben toi, c’est un peu pareil, à force de vivre dans ta tête, un jour tu trouveras plus la sortie et ce jour là, tu te parleras à toi-même. Déconne pas Némie, avait elle ajouté, je suis sérieuse, ici la solitude peut t’engloutir, t’avaler tout rond et ne recracher que ton ombre. Elle disait ça, assise sur son tabouret derrière le comptoir, cigarette à la main.

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