La Solitude des éphémères

Par Denis Versmée

Thème : Roman psychologique

Format : Grand Format (170x240)

Nombre de pages : 340

Date de publication : 05/12/2018

ISBN : 9782414301256

Disponible

Livre papier
27,50 €

Livre numérique : format Pdf
4,99 €

Résumé

Louis Deville est un jeune prodige dévoré par la fascination du pouvoir et l’ambition politique. Accompagné de Marc Bourgault d’Artilly, grande âme idéaliste, il croise la route d’un être mystérieux et providentiel dont les sombres révélations lui livrent bientôt les pièces décisives à sa stratégie de conquête.
Mais les drames extérieurs et les déchirements intimes auxquels sont confrontés les trois hommes vont leur apprendre que nul n’échappe à la fragilité de l’être ni à la fugacité des illusions. Car malgré la hauteur de ses rêves, malgré l’amour, le pouvoir, le devoir ou la consécration, la nature de l’Homme le condamne à se retrouver infailliblement seul, face à son existence, à la fuite du temps et à sa perte


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Avis des lecteurs

Une relation intime entre description et personnage éternellement intemporelle - 16/02/2019

Solitude des Ephémères : Impossible d’être bref et cohérent ! Tout lecteur qui se plonge dans la profonde hauteur de cet ouvrage va rapidement y trouver, le caractère d’une véritable création. Traditionnellement tout prend appui sur le personnage et la description, leurs forces et leurs puissances respectives et relatives. Toutefois, le lecteur est très vite happé par le sentiment, sa dimension majeure. Cette relation intime nous propulse vers ce paradoxe : comment la force du sentiment peut-elle être aussi fragile, vulnérable……, grandiose et donc relative ? Ainsi le personnage en devient totalement dépendant, broyé par la puissance des situations qui détruisent sa liberté. Alors descriptions et portraits voguent de personnes en personnages ballottés par un monologue accompagnateur, discrètement omniprésent, instigateur du drame et des souffrances de l’homme bousculé par sa vie. « La lumière trop vive a, sur les regards éprouvés de ces larmoiements spontanés… » L’œil et l’écriture de notre auteur, précis, critiques, vont au-delà de la contemplation ou parfois de la simple rêverie. Ils nous conduisent vers des sommets vertigineux : La précision picturale d’un Ruben Dario ; la profusion de références culturelles d’une Marguerite Yourcenar, l’intensité dramatique d’un Alfred de Vigny, sont là. Dans ces flots tourmentés, le lecteur erre, cherche, devine parfois, qu’il se heurte à un roman, une réflexion politique, un regard sur l’histoire. La narration et la description s’enlacent, s’embrassent pour donner la vie à une dimension philosophique. Elle permet au personnage d’échapper au commun des mortels. Bien sûr le lecteur va s’identifier à lui, s’immiscer dans ses doutes persistants, ses questionnements relatifs pour intégrer le contexte. Alors, la relativité s’applique à la grandeur des hommes, à leurs sentiments comme à la distance ou au temps : « Certains pas ont l’amplitude d’une vie. Les faire, c’est lier la fin au commencement ». L’infiniment grand et l’infiniment petit se cristallisent dans le personnage et vont engendrer le sentiment, la souffrance, le mépris, la violence…la solitude : « Nous ouvrons les yeux pour découvrir que nous sommes seuls. Seuls au milieu des autres. Seuls en dépit des autres ». Le personnage touche, caresse le divin : Seul, père et fils de son destin, ce qui le garde en vie, c’est son énergie, son instinct de survie, l’écriture de son temps qui passe. Toutes les phrases sont animées du même dynamisme : le plus souvent un phrasé long et régulier qui conduit à une cadence parfaite, ponctuée d’une formulation sentencieuse. L’écriture se projette irrémédiablement vers l’avant à l’assaut d’un futur inquiétant de doutes et de questions dans une course, une quête sourde de frénésie et de plénitude. La lumière et la nuit des mystiques se sont trouvées. L’union récurrente du mouvement et de l’immobilisme réfute le temps. Le temps est à redéfinir : Temps réel ? Temps sublimé ? Temps de la narration, de l’observation, de la contemplation ? Qu’est-ce que l’éphémère ? « la douleur se partage mais ne se divise » Denis Versmee appartient aux grands de ce monde, fidèle aux personnages qu’il a engendrés, ceux qui restent libres, malgré le temps qui passe ; et qui passent le temps à préserver leur fragile et souvent éphémère liberté. Il nous incarne tous. Prenons le temps de le rejoindre dans son éternité.

Sensible et profond - 22/01/2019

La solitude des éphémères… titre poétique, énigmatique, tragique… qui donne avec brio le « la » ! Il suffit en effet de lire les premières lignes de cet ouvrage pour être séduit par la beauté du style, happé par la destinée des protagonistes, touché par la sensibilité de l’auteur et passionné par les thèmes abordés. Plus qu’un roman, ce livre atypique présente une somme de pensées mûries sur l’homme, le monde dans lequel il vit, l’évolution de la société, le sens de l’existence qui invite le lecteur à une introspection et une réflexion enrichissantes. Une œuvre à lire… et à relire pour en savourer la qualité littéraire de chaque page, pour poursuivre, approfondir la méditation impulsée.

Magnifique roman - 12/01/2019

Un roman dense, à la fois sombre et lumineux. L’écriture est puissante, intemporelle, la langue est riche, ciselée de métaphores à la justesse saisissante. Denis Versmée scrute et dissèque les émotions humaines avec une minutie d’entomologiste. Il dépeint les ambiances et les lieux avec un sens du détail stupéfiant, qui confère aux articulations de l’intrigue une précision virtuose.

Quel souffle ! - 18/12/2018

Une vision monumentale et bouleversante de la condition humaine, servie par des personnages d'une sensibilité si juste. La profondeur est dans les lieux, les images, les pensées. L'écriture, elle, ressuscite la puissance d'un romantisme touchant parfois au sublime.

Impressionant - 13/12/2018

Difficile de croire qu'il s'agit ici d'un premier roman. Denis Versmée écrit avec une maîtrise de la langue française hors du commun. La richesse lexique est remarquable. L'auteur dresse un tableau on ne peut plus réaliste, qui soulève des vagues d'émotions chez le lecteur. Une vision sombre, certes, mais convaincante, de la solitude de l'être humain en quête de plénitude.

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